La Boucle de Thakhek

La Boucle de Thakhek

 

 

Samedi 30 novembre : Thakhek

*écrit sur le tel au Laos

Départ pour La Boucle de Thakhek.

Après un bon petit-dej à l’hôtel Inthira nous allons récupérer les scooters semi auto juste en face, chez Wangwang : la location de scooter la moins chère de la ville : 6€ par jour !

Les scooters sont nickels. Par contre si vous voulez des casques avec visière ce sera plus compliqué. Moi j’avais mes lunettes de soleil, ça suffit largement. Mais il peut parfois y avoir des projections de pierre ou des insectes, donc à vous de voir .

Départ un peu avant midi. On a pris notre temps avec tous les transports des jours précédents.

Le scooter semi auto est plus puissant qu’un scooter normal mais vous pouvez aussi faire la Boucle de Thakhek en scooter normal si vous le voulez (edit : finalement, si vous prenez la nouvelle route – j’en parle après – un scooter classique pourrait être un peu compliqué. En tout cas pas à 2 sur le même scooter).

Le semi auto a un passage de vitesse mais sans embrayage, ça se fait très facilement. Et il y a un bruit de petite moto plutôt cool pour faire cette loop (La Boucle de Thakhek).

Le début du trajet se fait sur une route un peu fréquentée, donc moins sympa que la suite, alors même que l’on traverse de superbes paysages aux montagnes karstiques.

Il y a plusieurs grottes à visiter sur le trajet, mais si vous voulez toutes les faire il faudra alors partir bien plus tôt le matin. Et honnêtement les grottes…

On en a juste fait une, gratuite. Sympa.

Après un repas un peu plus western food que d’habitude (ça fait du bien aussi des fois), dans un sympathique petit resto sur la route (I’m in cafe) on se remet en route pour la partie un peu plus ”sérieuse” de la Boucle de Thakhek.

Il y a 2 zones vraiment importantes : la partie avec les arbres morts immergés par le barrage, et la zone de la grotte de Konglor.

Une fois arrivé au barrage, la route serpente à travers la montagne (prévoyez un vêtement chaud si vous y arrivez en fin de journée). On s’éloigne de toute civilisation. On se sent vraiment dans un bout du monde.

Puis, une fois cette partie passée, on arrive donc dans cette fameuse zone avec les arbres immergés. Peu beaucoup de photos à présenter parce qu’on voulait arriver pas trop tard à la Gh et le soleil commençait à décliner.

Ca c’est le côté frustrant du scooter et de n’importe quel moyen de transport d’ailleurs. On ne peut pas tout faire ! J’avais quand même gardé mon boitier à l’épaule et shootait de temps en temps en roulant (d’où certaines photos cadrées un peu à l’arrache).

On a choisi de dormir à la Guest House Phosy Thalang. Il n’y a que 2 Gh à Thalang. Celle-ci et Sabadee Gh, dont vous entendrez certainement parler.

Phosy a le mérite d’être probablement plus calme que Sabadee.

L’endroit est agréable. Il y a un feu bien utile le soir (il peut faire très froid dans le coin), et on y mange très bien.

Les chambres dans des bungalow donnant sur un petit lac sont assez sympa. On reste sur du confort à 10 euros la nuit donc…mais les draps sont très doux (je ne sais pas pourquoi mais ça m’a marqué alors j’en parle).

La preuve qu’on a apprécié puisqu’on y passera finalement une 2e nuit au retour.

Dimanche 1er décembre – La Boucle de Thakhek

J’essaye toujours (en tout cas le plus souvent possible) de profiter du lever de soleil lors de mes voyages.

A Thalang il y a des sorties en bateau prévues pour apprécier le sunrise. Mais c’est un peu cher (15€), pour une sortie d’une heure.

Ca peut être sympa, mais on peut tout aussi bien apprécier le sunrise sur le lac depuis le pont, ou surtout depuis le restaurant Phosy Thalang (même nom que la Gh mais juste un peu plus loin).

C’est là qu’on a aussi pris le petit-déjeuner, en appréciant ce superbe lever de soleil.

J’y ai rencontré un photographe laotien qui découvrait les filtres NISI. L’approche était donc simple, il suffisait de parler photo et photographes. On avait à peu près les mêmes références lui et moi.

On a ensuite assisté à la rapide vente du poisson juste à côté. Pas vraiment un marché. Juste les pêcheurs qui vendent leur pêche du jour.

Puis on a repris la route pour la 2e partie importante de la boucle de Thakhek (mais vous verrez par la suite qu’il y a finalement 3 parties importantes…).

La route entre Thalang et Konglor est magnifique. La suite logique de la veille en fait.

Jamais facile à décrire, et pas évident non plus de résumer ça en quelques images rapidement prises en roulant ou en faisant quelques rares arrêts (c’est chiant de s’arrêter en scooter).

Mais on passe de cette forêt immergée à un paysage plus ”classique” et très rural entouré encore une fois de superbes montagnes karstiques. Assez saisissant par moment.

La route menant à Laksao était jadis connue comme casse gueule car non goudronnée. Si vous avez lu ça sur certains blogs rassurez vous ça n’est plus le cas.

C’est donc moins craignos mais aussi moins charmant du coup…heureusement, une nouvelle portion de route non goudronnée à été ”aménagée” depuis peu. Je vous en parle plus tard…

Passé Laksao, la route redevient assez magique. On traverse encore des paysages ruraux au milieu des montagnes karstiques jusqu’à ce que la route grimpe à travers la jungle pour finalement redescendre jusqu’à la section menant à Konglor.

Je pensai celle-ci peu asphaltée mais vu l’engouement pour le lieu, cette portion est également devenue très praticable.

La route n’en reste pas moins belle, traversant des villages et des champs.

On a choisis de loger au Spring River Resort à Konglor. J’estime que l’appréciation d’un lieu se fait aussi via le logement. En l’occurence à Konglor vous avez le choix entre plusieurs Gh qui doivent certainement être sympathiques, mais il n’y a (pour le moment) qu’une seule adresse digne de ce nom.

Situé en bord de rivière, le Spring River Resort est un véritable petit paradis.

Au cours du séjour on a pu se rendre compte à quel point il reste encore tout (ou presque) à faire en terme de développement touristique et d’accueil.

Si les laotiens sont tous très gentils, rares sont ceux qui parlent anglais et qui ont un réel sens de l’accueil.

On a vu la différence avec cette adresse dans laquelle le personnel cherche vraiment à rendre le séjour unique en donnant des conseils avisés et en s’intéressant à leurs guests.

C’est assez étrange de parler de ça, mais ça a été assez marquant. On sent qu’il y a un vrai management là bas qu’on a retrouvé nulle part ailleurs.

Bref, vous aurez le choix entre de jolis bungalow donnant sur le jardin du lieu (15€ sans sdb), ou des bungalows un peu plus luxueux donnant sur la rivière (environ 50€).

Eut égard aux tarifs habituellement pratiqués dans le pays ça peut sembler un peu cher, mais la prestation est de qualité et l’emplacement vaut vraiment de dépenser un peu plus pour 1 ou 2 nuits.

Après un repas au restaurant de l’hôtel (lui aussi un peu plus cher, mais on parle là de quelques centimes/euros) de plus que dans les restaurants plus classiques pour une cuisine hautement plus qualitative, nous sommes allés nous promener dans les environs à la découverte des quelques maisons du village et de leurs habitants.

Autant les villages pendant le trek ne donnaient clairement pas envie d’y vivre/séjourner, autant là le lieu est vraiment magnifique. 

Bien sûr on reste sur des villages sans eau ni commodités mais la situation et le bien-être ressenti dans ce lieu feraient presque rêver !

C’est également amusant de voir que les gens qui y vivent et sont pourtant tellement éloignés de tout, ont l’air plus ouverts et ”éduqués” (dans le sens éducation scolaire bien entendu) qu’ailleurs.

Le fait que la région ai développé une sorte d’association solidaire liée au développement touristique de la grotte de Konglor n’y est peut être pas étranger.

On découvre des petits jardins potagers aménagés en bord de rivière, les champs de tabac (qui sont peut-être également un peu plus rentables que d’autres plantations, ceci expliquant peut-être également ce sentiment de développement légèrement plus important qu’ailleurs.).

C’est vraiment agréable d’apprécier tout ça lorsque la lumière décline.

Retour dans la chambre pour profiter du coucher de soleil sur la terrasse du bungalow, puis diner, toujours à l’hôtel.

Ce genre d’endroit fait tout pour ”consommer” au maximum sur place. Et ils ont raison. D’autant qu’encore une fois les tarifs et la qualité de prestation ne sont pas déconnants. Et de toute façon, il faut prendre le scooter pour aller manger ailleurs et il n’y a pas énormément de possibilités.

L’un des plaisirs dans les pays chauds est de pouvoir dormir la fenêtre ouverte (d’autant qu’il n’y a jamais de fenêtre mais seulement des volets), et à Spring River il n’y a que les bruits de la nature (et curieusement très peu de bestioles qui viendraient troubler le sommeil).

Lundi 2 décembre – La Boucle de Thakhek

Ce plaisir est croisé à celui de se réveiller avec le soleil qui se lève.
Au Laos on se couche tôt et on se lève tôt. L’occasion de profiter pleinement de ses journées.

Si l’activité principale de Konglor est la visite de la grotte, on a découvert à l’hôtel qu’on pouvait également coupler la traversée de la grotte avec un trek de 5h qui passe au dessus de la montagne !

Comme on aime rien faire comme les autres, cette activité nous a tout de suite plu ! Comme si on avait pas déjà assez crapahutés lors du trek !

On a bien sympathisé avec l’une des personne travaillant à l’hôtel. Celle-ci nous a d’ailleurs écrit en Laotien comment demander au Ticket Office un guide pour réaliser ce trek (au départ on pensait pouvoir le faire par nous mêmes, mais d’une part c’est interdit, d’autre part ce serait totalement suicidaire ! ).

Le guide n’a évidemment rien d’un guide, mais ça on s’en doutait. Il ne parle quasi pas un mot d’anglais mais est très sympa et attentionné (il nettoiera le chemin à plusieurs reprises alors qu’on est en pleine jungle ! ).

J’écris tout ça avec un peu de recul, et l’expérience est assez difficile à décrire . Mais sachez que ce trek n’a rien d’un trek. Encore moins d une randonnée ou d’une ballade.

J’apparenterai plus ça à un parcours du combattant à travers la jungle ! Je ne dis pas ça pour me faire mousser, mais si vous n’avez pas l’habitude de marcher, de grimper, de ramper, etc etc, oubliez tout de suite cette idée !

A partir du moment où il n’y a pas de chemin, on n’appelle pas ça une randonnée !

On ne sait d’ailleurs pas vraiment qui a eu l’idée de traverser la jungle de cette manière. J’imagine que ça se faisait à l’époque où le passage sous la grotte n’avait pas encore été découvert.

En tout cas nous on s’est éclatés !! Mais sur le dépliant présenté dans les hôtels, il est écrit : randonnée à travers la jungle luxuriante avec des points de vue à couper le souffle.

Alors. La jungle luxuriante oui. On a rarement vu aussi touffu et une telle diversité. Les points de vue on oublie un peu. Au final on passe notre temps dans la jungle, donc on ne voit pas grand chose du paysage, mais ça n’en demeure pas moins une expérience incroyable ! Jamais ce genre de chose ne pourrait être proposée en Europe, voire même ailleurs en Asie d’ailleurs.

Il y a des passages assez délicats, mieux vaut ne pas avoir le vertige. On pourrait parfois apparenter ça à de l’escalade également. Il y a des échelles de bambou (fabrication laotienne…) permettant de descendre des parties qui donnent le vertige lorsqu’on se retourne et qu’on découvre ce qu’on vient de descendre ! Tout ça rendant le trek des plus amusants, pour ceux qui aiment bien entendu.

Au final on aura mis 4h à traverser cette jungle. Avec pas mal de griffures et hématomes sur les jambes à cause de tous les cailloux et rochers assez coupant.

Vous l’aurez compris, c’est un trek réservé à ceux qui sont en quête d’aventure et désireux de sortir des sentiers battus. Mais aussi une bonne façon de ”mériter” la traversée de la grotte afin de retourner vers le confortable Spring River Resort.

Notre guide était aussi content que nous à la fin du trek. Peut-être était il soulagé que nous soyons sains et sauf ! Je n’exagère pas du tout quant à la difficulté de cette rando. Je préfère prévenir au maximum plutôt que de vous embarquer dans quelque chose que vous regretteriez.

On a d’ailleurs déconseillé de faire le trek à 2 filles qui venaient d’avoir l’info par l’hôtel . Je pense qu’ils ne se rendent pas compte de la difficulté, voire même de la dangerosité de l’entreprise en proposant ça à leurs clients.

Après une petite pause dans l’un des ”restaurant” de l’autre côté de Konglor, nous voici prêts à faire cette fameuse traversée de la grotte.

Celle-ci se fait en bateau traditionnel, en bois avec une hélice qui dépasse à peine de l’eau du fait de la faible profondeur.

L’entrée dans la grotte est impressionnante. On entre littéralement dans les entrailles de la terre. Imaginez un peu : 7km de galeries creusées par l’eau depuis des millénaires.

On ne voit pas grand-chose car il fait noir, et ce ne sont pas les frontales qui changent grand-chose tant les dimensions de la grotte sont impressionnantes.

On s’en rend enfin compte lorsque l’on arrive à la partie aménagée de la grotte permettant de découvrir d’imposantes stalactites et stalagmites grâce à une mise en lumière du plus bel effet !!

La visite se fait en une grosse demi-heure au cours de laquelle le temps s’arrête. Le genre de site rare qui mérite vraiment le détour, si tant est que l’on profite également un peu de ses environs.

Notre fin de journée sera marquée par la recherche de l’apéro sur notre terrasse en appréciant le sunset : une bière à 1€, une bouteille de vin à 4€, des chips et autres Pringles trouvés dans un petit resto feront largement l’affaire en attendant de dîner.

Des plaisirs simples qu’on apprécie encore plus en voyage !

Ce soir là il faisait assez frais, voire même froid, à cause du vent soufflant assez fort. On pensait aller manger au petit resto dans lequel on avait acheté l’apéro situé à environ 2km de l’hôtel, mais on avait tellement froid sur le scooter qu’on a vite fait demi-tour pour manger finalement à l’hôtel.

 

Mardi 3 décembre 

Ce matin on voulait prendre notre temps. Le vent soufflait encore pas mal et même le soleil avait du mal à nous réchauffer.

Il aura fallu attendre environ 10h pour qu’on se décide à louer un kayak réservé aux résidents de l’hôtel afin de découvrir le Blue Lagoon.

On n’est jamais vraiment sûrs de ce genre de chose qui peuvent vite s’avérer décevantes. Mais croyez moi sur parole : l’endroit est absolument magique !!

On a peine à croire que le lieu ne soit pas plus fréquenté. Mais il s’agit justement d’une activité presque privée et c’est tant mieux. Il n’y a personne d’autre que nous dans ce superbe lagon à l’eau transparente. Il n’y a aucun bruit, il fait bon. Tout est parfait !

On se sent vraiment privilégiés. Ce genre de lieu est en général hyper fréquenté et développé. Mais là non. C’est suffisamment rare pour être mentionné à l’heure où le moindre lieu un peu paradisiaque peut vite s’avérer désagréable à cause d’une sur- fréquentation (un peu comme les chutes à Luang Pragang l’après-midi en fait).

On profitera du lieu pendant une bonne heure et demi avant de devoir nous décider à rentrer afin de traverser à nouveau la grotte, mais cette fois avec le scooter.

Et oui, je vous le disais au début de ce récit sur la boucle de Thakhek : il existe désormais une route alternative ouverte depuis cette année qui permet d’éviter les 140km de nationale rejoignant Thakhek qui présentent peu d’intérêt.

Pour cela, il faut débourser 30 euros. Une somme qui semble un peu élevée c’est vrai, mais quand on voit à quel point les gars galèrent à installer le scooter sur leur bateau, la dépense est justifiée.

D’autant que le tarif normal d’un bateau est de 13€, auxquels il faut ajouter 6€ par personne d’accès à la grotte, donc finalement, il serait dommage de se priver de cette possibilité.

Il serait d’ailleurs totalement idiot de s’en priver tant la route entre Ban Na Tan et Thalang est absolument fabuleuse. Elle est la dernière partie de la boucle non asphaltée, ce qui la rend d’autant plus authentique.

Profitez en vite car nul doute que tout cela risque de se développer rapidement (quoiqu’au Laos il semblerait que le développement touristique soit bien plus lent que chez ses voisins).

On regrette beaucoup de n’avoir pas pu y passer une nuit afin de profiter pleinement des lieux. Avis aux investisseurs, il y a quelque chose à développer de ce côté là…

On traverse de nombreux villages dans lesquels tous les enfants croisés lancent des « Sabadee »  dès qu’on passe ! C’est vraiment trop cool.

Les paysages traversés sont sublimes. Et sublimés par cette route de terre très praticables sur l’ensemble du parcours, ce qui n’était pas encore le cas encore l’année passée.

Je préfère quand même prévenir qu’il vaut mieux maitriser la conduite du scooter un minimum car on reste sur une route qui peut-être piégeuse, surtout en saison des pluies.

On a quand même dû traverser une petite rivière. Mieux vaut être sûr de soi.

Je reprends le récit plusieurs jours après être rentré. Je n’avais pas d’ordi sur place, donc j’écrivais souvent sur le téléphone, quand j’avais le temps et l’envie. Pas pratique quand on écrit autant que moi surtout.

Déjà sur le moment, on s’est pris une belle claque visuelle par cette route, mais je peux vous assurer qu’avec un peu de recul, c’est vraiment l’un des plus bel endroit que j’ai eu l’occasion de voir dans ma vie.

La traversée des villages. L’accueil. La forêt. La route de terre. Les « Sabadee » par centaine. Et tout ça sans personne d’autre que les villageois et nous. Incroyable. Rare aussi.

Je n’ai pourtant pas eu tant l’impression que ça de sortir des sentiers battus puisque d’autres voyageurs ont parcouru cette boucle de Thakhek, et que le Laos est un pays facilement accessible et simple à visiter. Alors ? Qu’est ce qui explique qu’il n’y avait à ce point personne ?

Impossible à dire en fait. J’ai toujours voyagé en Asie en hiver, entre novembre et avril. Et lors des autres voyages je me souviens quand même avoir croisé bien plus de voyageurs qu’au Laos. Moi qui pensait que ce pays était très touristique !

Par contre, autre souvenir marquant lors du passage sur cette route : le froid ! Déjà dès le départ en sortant de la grotte de Konglor, il faisait assez frais. Mais on était encore en début d’après-midi, donc ça allait. Mais au fur et à mesure il faisait vraiment très froid. On était littéralement transis de froid sur le scooter. J’oserai même dire que j’ai rarement eu aussi froid de ma vie. La vitesse accentuant bien entendu la sensation.

Autre point important : prévoyez une demi-journée MINIMUM pour parcourir les 56km séparant Konglor de la route principale. Si vous arrivez à traverser la grotte tôt le matin, vous pourrez en profiter au maximum.

Certes il n’y a pas de restaurants ni adresses où s’arrêter. Mais en ayant du temps on peut s’arrêter dans les villages qui sont tous plus accueillants les uns que les autres. Un luxe qu’on aura malheureusement pas pu nous permettre puisque nous manquions de temps.

En effet, nous avons commencé vers 14h, voire même un peu plus tard. Le soleil se couchant vers 17h30, ça ne nous laissait que 3 heures pour parcourir 56km.

Quoi ? 3 heures pour 56km ? Ben oui. Sur une route de terre on roule à peine à 20km/h de moyenne. Et encore à la fin j’ai pas mal speedé pour ne pas finir dans le noir.

Les guides et blogs prévoient de passer 2 nuits pour faire la boucle de Thakhek. On aura finalement dormis 4 nuits, dont 2 à Thalang de façon à ne pas devoir retourner directement à Thakhek.

On était ravis de retourner à Phosy Thalang et surtout de manger autour du feu plus que bienvenu. On aura vraiment été très surpris par le froid.

Vous êtes prévenus : prévoyez des vêtements chauds.

Mercredi 4 décembre – Fin de la Boucle de Thakhek

On est arrivés vers 13h à Tahkeh. Passage rapide par la gare routière afin de checker les horaires de bus pour Vientiane, puis on est retournés rendre les motos chez Wangwang et récupérer nos sacs.

Il n’y a vraiment pas grand chose à faire à Tahkekh, même si le mini centre ville est agréable. Par contre, on avait vu qu’il y avait une pizzeria tenue par une française et on a pas pu s’empêcher d’aller gouter ces fameuses pizzas. C’est forcément un peu plus cher qu’un repas lao, mais ça fait du bien aussi au cours du séjour.

On a pris le bus de 15h pour Vientiane. Encore une fois, on est les seuls touristes du bus. Arrivés vers 21h.

Pour une gare routière de capitale, il n’y a vraiment pas beaucoup de choix de transports pour rejoindre la ville. On a pris l’option taxi (qui était en fait un faux taxi mais peu importe) pour faire les quelques 10km jusqu’au centre ville. 12 euros quand même…

Nous avions réservé une chambre au Champa Boutique Hotel, situé dans une des rues les plus agréable de la capitale. Un hôtel agréable avec piscine.

On pensait remanger au night market, mais il était déjà un peu trop tard alors on s’est rabattus sur un resto dans la rue, mais qu’on ne conseillera pas. Pas mauvais, mais rien de mémorable, alors qu’il y a 2 des meilleures adresses de la ville dans la même rue.


En conclusion, je pense vraiment que la Tahkekh Loop fait partie des incontournables d’une visite du Laos. Sachant que nous n’avions pas programmés nos visites, nous avons eu le loisir de pouvoir l’intégrer au voyage, en faisant l’impasse sur les 4000 iles ou Vang Vieng par exemple.

Il serait vraiment dommage de se passer de ce plaisir de liberté offert par la moto, quand on sait le temps passé dans les transports en commun quasiment inévitables pour visiter le pays. Et surtout, il serait vraiment dommage de ne pas profiter de ces superbes paysages, et de la variété des paysages traversés. Ca n’est pas le genre d’itinéraire réalisable partout ailleurs. En novembre il n’y avait vraiment personne. Je dirai que si l’on a croisé 30 touristes/voyageurs/motards sur les 5 jours passés sur la boucle c’est déjà beaucoup !

Si vous n’êtes pas trop moto, vous pouvez aussi aller à Konglor directement depuis Vientiane, il y a un bus journalier. Mais n’y allez pas juste pour traverser la grotte, vous risqueriez d’être déçus d’avoir fait autant de route juste pour ça. En effet, même si l’endroit est impressionnant, je trouve que le site mérite vraiment d’y rester au moins une nuit.



Jeudi 5 décembre – Vientiane

Journée glande avant de reprendre l’avion.
En début d’après-midi on est allés boire un jus et un coffee shake chez Ban Lao. Une des plus sympathique adresse lao dans un jardin à peine aménagé de la capitale. 

On va faire ça toute l’après-midi en attendant de prendre le taxi nous amenant à l’aéroport. Une petite bière au soleil sur la rive bordant le Mékong…un chocolaté frappe au soleil au Cafe Sinouk, une institution de la capitale et de son passé colonialiste français.

Que nous réserve la suite de cet après-midi à ne rien faire ? J aimerais ne faire que ça en fait. Boire et manger.
J’ai l’impression d’avoir tout le temps faim tant tout semble (et est) bon ici au Laos et en Asie.

Vientiane est vraiment une ville qui appelle à ne rien faire. En novembre il ne fait pas trop chaud donc ça reste agréable.

Mais j’imagine quand il fait très chaud, comme souvent en Asie (j ai un souvenir particulièrement épuisant de Yangoon par exemple avec sa chaleur et son humidité). Ici il fait bon vivre. Quand bien même la ville offre peu de sites vraiment intéressants à visiter.

On finira la journée sur la promenade bordant le Mekong sur laquelle les habitants ont l’habitude de profiter du sunset avant d’aller manger un dernier excellent Pad Thaï chez Ms Manivone Restaurant, ce genre d’adresse typique et vraiment pas chère (23000 pour un Pad Thaï et 1 bière, soit 2.3€ !! ) réunissant aussi bien locaux que touristes.

On prend un taxi pour le Wattay Airport depuis lequel je termine le récit de cette très sympathique journée.

Comparez les tarifs des taxis. Notre hôtel demandait 9€ alors qu’une Gh un peu plus loin en demandait 5…

L’aéroport est à l’image du pays et sa capitale : calme, et encore peu développé mais sympathique et agréable.

Ainsi s’achève (presque) ce superbe voyage au Laos.

Un pays de ”plus” découvert en Asie du sud est. Si vous pensez être blasé par cette région de l’Asie, le Laos saura probablement vous charmer, ne serait ce que grâce à ses paysages que l’on ne retrouve pas partout ailleurs, son calme, sa nourriture, son accueil, les “Sabadee” en pagaille dans les villages traversés, ses habitants sympathiques et zen, sa Lao Beer vraiment pas chère et pas mauvaise et ce côté rural encore très marqué en comparaison avec ses voisins thaïlandais ou vietnamiens.

Au total, nous aurons passé environ 63 heures dans les bus. Sans compter les tuk tuk et autres véhicules !

 

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