At the Heart of Winter : une semaine au Quebec en hiver

 

At the Heart of Winter : une semaine au Quebec en hiver

 

Cet article nous emmène au coeur de l’hiver canadien (du 3 au 12 février 2017) pour une semaine au Quebec, , dont nous ne verrons bien sûr qu’une infime partie, cette région du Canada étant encore plus vaste que la France. D’autant qu’en hiver, on ne circule pas aussi librement qu’en été.

Si vous cherchez une bonne alternative aux vacances d’hiver en France pendant les périodes scolaires, le Canada est la destination idéale !!

Sur nos quelques 10 jours, nous avons rencontrés 10 touristes !! Rares sont les destinations facilement accessibles où il est possible de se retrouver vraiment seuls, et cela fait beaucoup de bien.

Je ne vais pas faire le récit complet du séjour puisqu’il ne s’agissait pas d’un road trip à proprement parler, mais plutôt d’un séjour en famille dans 3 endroits différents : Lourdes de Joliette, Mandeville, et le Mont-Tremblant.

Nous avons testé le site airbnb pour la première fois. Il s’agit vraiment d’une excellente alternative à l’hôtel, c’est vraiment l’idéal lorsqu’on souhaite pouvoir se poser pendant ses vacances. Cela permet également de pouvoir se faire à manger, car le budget nourriture est toujours trop élevé en voyage (à part en Asie…). Et pour notre première fois, nous n’avons pas été déçus !!

Nous étions une fois de plus passés par Rental Carsqui, comme son nom l’indique très bien, est un site de location de voiture. Il permet de comparer les prix entre plusieurs agences, et offre d’excellents tarifs comparé à la location directe avec le loueur. Nous étions satisfaits d’Alamo que nous avions utilisés 2 fois lors de notre Road trip dans l’Ouest américain, et sommes donc repassés par ce loueur.

Dans votre budget, n’oubliez pas de compter l’essence et les éventuelles options proposées par le loueur (en l’occurence, nous avons payé presque 100 euros de plus sur le tarif annoncé, car nous avons choisi le remboursement de franchise, et la possibilité de rendre la voiture sans faire le plein). Les voitures de location ont des moteurs essence, et sont donc bien plus consommateurs que nos bons vieux diesel. Et comme nous avons été gentiment surclassés (c’était déjà le cas à San Francisco, d’où notre intérêt pour Alamo), le plein de la berline coûtait presque 60 euros (gros réservoir oblige). Même si l’essence est beaucoup moins chère qu’en France (environ 75 cents le litre), l’addition grimpe vite.

Lorsque nous avons pris nos billets d’avion, nous n’avions pas vraiment d’idées précises sur le déroulement du séjour. Le Canada est certes un pays connu, mais il n’y a pas vraiment d’itinéraire “classique” à réaliser pendant une virée hivernale. C’est donc en surfant sur le site d’airbnb que nous avons plus ou moins définis nos lieux de villégiature.

Et comme le hasard fait souvent bien les choses, notre 1ère expérience airbnb a également été la meilleure. Nous ne souhaitions pas visiter Montreal, et avons donc choisi une adresse à environ 1 heure de route de l’aéroport. Le nom, les photos, la décoration, tout nous donnait envie au “Chalet de la Vallée des PinsVous pouvez le retrouver également sur un site de location connu du Canada (celui par lequel nous sommes passés pour notre chalet de bois rond à Mandeville) avec quelques unes de nos photos : Chalet de la Vallée des Pins.

Les propriétaires semblaient aussi heureux que nous puisqu’il s’avère que nous étions leurs premiers locataires. Ils avaient mis l’annonce de leur maison la veille ! Nous leur avons donc fait quelques photos et on espère qu’elles vous donneront envie d’y aller.

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On ressentait bien la sensation de solitude. La fameuse expression “ma cabane au Canada” nous revenait assez souvent en tête !

 

 

Même si je suis un gros amateur de sports d’hiver, je dois avouer avoir bien apprécié cette alternative plutôt tranquille. Il y a aussi de la neige en France, mais vivre quelques jours “à la canadienne” était très appréciable, surtout dans un tel environnement. Nous avons fait la route de nuit entre l’aéroport et Lourdes de Joliette, et n’avons donc rien vu du paysage, hormis le fait que le coin semblait un peu industriel et peu charmant. Mais finalement, en quelques kilomètres à peine, on se retrouve en pleine nature, et surtout, entourés de neige, qui, contrairement à la France cette année (l’hiver 2017 aura été assez particulier en montagne), était pleinement au rendez-vous !

J’en profite pour parler des températures. C’était l’une de nos interrogations avant le départ : comment s’habiller ?

 

 

Les écarts de températures sont assez étonnants au cours d’une même journée. Il faisait – 23 le premier matin. Mais ce froid glacial est loin d’être aussi désagréable que par chez nous. De bons vêtements de ski suffisent : une sous-couche, une polaire, et le manteau de ski sont suffisants dans la plupart des cas. Et entre – 5 et – 20 on ne voit pas vraiment la différence. Il fait plus froid qu’en montagne, mais dans la mesure où nous ne sommes pas en altitude, le ressenti est complètement différent.

Au programme du séjour : repos et activités dans la neige. Dès notre arrivée nous chaussons nos raquettes à neige (gentiment mises à disposition) et allons explorer les environs. Nous commençons par la rivière gelée juste derrière la maison. Celle-ci est recouverte d’une épaisse couche de neige, on ne fait que deviner qu’il s’agit d’une rivière. Nous n’avions pas pris de précautions particulières avant de nous lancer, mais vu les températures, on s’imagine qu’il n’y a aucun risque de passer à travers la glace.

On est vraiment seuls au monde. La première ville est située à plusieurs kilomètres. Nous n’avons passés que 2 nuits dans cette maison, nous n’avons pas donc pas eu beaucoup de temps pour explorer les environs. Mais peu importe. L’endroit est tellement agréable qu’on a simplement envie de se promener un peu alentours et se poser au coin du feu, ou profiter du Jacuzzi à l’extérieur : l’expérience de la baignade dans une eau à 40 degrés alors qu’il fait – 15 dehors est des plus agréables !

L’occasion était trop belle pour ne pas tester ce qu’on voit souvent à la télé : passer du chaud au…très froid en se plongeant dans la neige !! Une expérience vivifiante.

Il aura été difficile de quitter ce superbe endroit que nous recommandons chaudement (si tant est que l’on soit posé au coin du feu ou dans le jacuzzi bien sûr).

 

Mandeville et la Réserve Faunique Mastigouche.

 

La deuxième étape du séjour nous amène plus au nord, à Mandeville, aux portes de la Réserve Faunique Mastigouche. Là encore, nous avons fait notre choix en navigant sur la carte des logements disponibles sur airbnb. Nous cherchions un endroit isolé en plein coeur de la nature. Google Earth nous a également aidés dans notre choix, parce qu’il n’y a que du vert dans cette région (enfin, surtout du blanc pour nous…).

 

 

Aller au Canada sans loger dans un chalet de bois rond serait une grosse erreur ! Ce type de construction est typique du pays et (j’en suis sûr mais je n’ai pas vérifié) explique forcément “ma cabane au Canada”.

Le choix est vaste, et finalement, c’est via une agence immobilière que nous passerons après être tombés sur les photos d’un chalet de bois rond en plein coeur de la forêt et parfaitement bien équipé (Jacuzzi, billard, table de ping pong…). Cette option étant beaucoup moins pratique qu’airbnb puisqu’il nous a fallu réaliser un virement international et verser une caution qu’il aura fallu récupérer avant de quitter le logement (et donc attendre la personne qui gérait le lieu).

L’arrivée était un peu particulière. Nous ne nous attendions pas à être aussi isolés. Mandeville semblait être une ville un peu touristique alors qu’en réalité, il s’agit d’une charmante petite ville principalement habitée par des retraités avides de calme et de tranquillité.

Néanmoins, se retrouver dans ce village dans lequel il n’y a qu’une petite épicerie est tout à fait plaisant.

D’autant que la neige tombe depuis le matin. On se retrouve donc avec une superbe ambiance hivernale avec les routes toutes blanches. Le paysage est complètement différent de Lourdes de Joliette, ici on arrive plus en montagne (rien à voir avec les Alpes évidemment), mais c’est vraiment charmant.

 

 

Malgré les pneus hiver de la voiture, nous n’arrivons pas à accéder à la route qui mène au chalet. Heureusement, la personne gérant le chalet arrive à ce moment là et propose de nous monter avec son 4×4.

 

 

Le chalet est complètement isolé, au milieu de la forêt. On est vraiment dans un univers à mille lieues de nos vies. Se retrouver seuls, sans wifi est vraiment une bonne expérience de plus en plus rare de nos jours. D’autant que les journées sont courtes en hiver, et il faut savoir s’occuper. Heureusement, l’équipement du chalet de bois rond aide pas mal : les parties de billard s’enchaînent et seraient parfaites si la bière était aussi bonne qu’en Belgique et un peu moins chère…

 

 

Nous ne nous étions pas vraiment renseignés avant de partir sur les possibilités d’activité. Nous avons donc passé notre première matinée à découvrir le coin. On est vraiment loin d’un tourisme de masse à Mandeville, et même si les possibilités ne manquent pas, il faut aller à la pêche aux informations !

Nous pensions pouvoir faire du chien de traîneau partout au Canada. Finalement ce ne sera pas du tout le cas, donc si vous y allez, regardez d’abord sur internet pour réserver.

L’activité principale de la région est le ski-doo. C’est la région qui compte le plus de moto-neige du Canada ! Il y a plus de sentiers de ski-doo que de routes ! Les habitants du coin se déplacent principalement avec leur moto-neige. Mais curieusement, on ne trouve qu’un seul loueur à côté de Mandeville, et celui-ci ne possède que 8 machines. Je donne l’adresse afin que vous puissiez réserver et ne pas vous retrouver au dépourvu : Location Mastigouche.

On est tombés dessus par hasard en voyant partir un groupe. Ca nous a donné envie, mais il ne restait qu’une moto-neige disponible pendant notre séjour. Mais on aura eu beaucoup de chance en allant manger au seul resto du coin qu’on conseille vivement pour sa chaleureuse ambiance et son sympathique accueil (en fait, on ne devrait pas avoir à l’écrire puisque c’était le cas quasiment partout pendant notre séjour). Il s’agit du Pourvoyeur “L’auberge Rond” (http://www.aubergerond.com/). Les Pourvoyeur sont des relais pour les ski-doo. On peut y manger, et y dormir lors d’une randonnée en moto-neige. C’est d’ailleurs là bas qu’on aura rencontré les premiers touristes français du séjour qui effectuaient un trip d’une semaine à travers le pays.

 

 

Alors qu’on était en train de manger, le patron du resto me passe son téléphone en me disant qu’il y a un appel pour moi. Surpris, je réponds en me demandant qui peut bien m’appeler au fin fond du Canada. Il s’agissait en fait du couple de retraité passionné de ski-doo avec qui on avait discuté pendant qu’on mangeait. Ils venaient de rentrer chez eux et avaient envie de nous faire plaisir en nous offrant une ballade en moto-neige parce qu’on leur avait expliqué qu’il n’y avait plus de machine disponible chez le loueur !!

Après nous avoir donnés les explications pour nous rendre chez eux (là bas c’est assez simple, tu prends 3 fois à droite, puis au stop à gauche et t’es arrivé, peu importe qu’il y ait 5 kilomètres ou 200 à faire), nous nous équipons donc pour aller découvrir ces fameuses pistes de ski-doo. Nous pensions en faire quelques minutes histoire de voir à quoi ça ressemblait, mais finalement nous aurons droit à plus d’une heure de balade au “volant” de ces puissantes machines. Même si nous ne sommes pas forcément adeptes de sports mécaniques polluants et bruyants, faire de la moto-neige au pays de la moto-neige a une saveur particulière. Les chemins à travers les forêts ou sur les lacs gelés sont agréables à pratiquer et on avale les kilomètres avec un certain plaisir. D’autant qu’on a fait ça sous le soleil avec une lumière de fin de journée particulièrement photogénique (mais on ne peut pas piloter et shooter donc il faudra s’imaginer ce qu’on a vécu sans les images).

 

 

C’est ce genre de rencontre et d’expérience qui font aussi la réussite d’un voyage. Et qui nous permettent de dire également que les canadiens sont sacrément sympa et accueillants !!

Outre la moto-neige, la région est réputée pour ses balades en raquettes. La mairie de Mandeville prête d’ailleurs des raquettes le temps de faire la promenade dans la forêt qui se trouve juste derrière. Un sentier balisé simple et agréable.

 

 

Mais le plus bel endroit pour se promener se trouvait à quelques minutes du chalet : les Chutes du Calvaire. Là aussi il y a un sentier balisé qui longe le défilé de cascades sur plusieurs centaines de mètres. Ce coin est non seulement magnifique, mais aussi très peu (voire même pas du tout) fréquenté. Tout juste aura t on croisé quelques locaux promenant leur chien.

On a tellement apprécié l’endroit qu’on y est allés 2 fois. Sous le soleil et la neige qui tombait. Des conditions de promenade parfaites !

 

 

Ski-doo, randonnées en raquettes et nos premiers chiens de traineau rencontrés au restaurant, voilà notre programme de ces quelques jours à Mandeville. Une étape nature et isolée qu’on ne peut que conseiller. La proximité avec la Réserve Faunique Mastigouche dont on a juste eu un tout petit aperçu (la neige s’est mise à pas mal tomber pendant qu’on y était), font de cette région un endroit idéal lors d’un road trip au Quebec.

 

 

Mont-Tremblant.

Notre 3e et dernière étape du séjour aura lieu vers le Mont-Tremblant, une région très connue du Quebec car elle abrite des stations de ski à environ une heure de Montréal. Autant le dire tout de suite, ça n’est pas l’endroit qu’on a préféré. Non pas qu’il n’y ait pas de jolis coins, bien au contraire. Mais l’idée des vacances était de se retrouver en pleine nature, et même si l’affluence touristique est loin d’être aussi importante que dans nos stations de ski à la même période, on a moins ressenti ce sentiment de liberté qu’au début du séjour. On pensait qu’il fallait loger à proximité du Mont-Tremblant, mais encore une fois, c’est en nous éloignant de la ville qu’on aura trouvé les endroits les plus sympa.

C’est en tout cas dans cette région qu’on aura pu réaliser un rêve : faire du chien de traîneau. Il est vrai qu’on peut maintenant en faire assez facilement en France, mais on trouvait que pour notre première expérience, le faire au Canada avait une saveur particulière.

 

 

Nous avions 2 possibilités pour faire du chien de traineau, et avons choisi Expedition Wolf au feeling et ne l’avons vraiment pas du tout regretté. Située à une vingtaine de minutes de notre logement, bien loin des agitations de la ville, cette agence reconnue compte plus de 200 chiens et sert également de refuge. Du coup, on se fait à la fois plaisir et on participe à une bonne action, car le refuge est financé à 100% par les touristes. 

Notre seul regret aura été la durée de la randonnée. Bien trop courte vu le plaisir pris lors de celle-ci ! Il faut compter une matinée sur place, mais la randonnée en elle même ne dure qu’une bonne heure. Mais nous le savions avant de la faire, donc aucun souci. Pour randonner plus longuement il faut aller vers le Val des Lacs ou le Centre d’activités Kanatha-aki propose plusieurs options de balade en traîneau à chiens. Celle qui fait rêver dure 2 jours, mais coûte évidemment bien plus cher que ce qu’on a fait (comptez quand même 500 dollars par personne…). Cela dit, le cours du Dollar Canadien était largement à notre avantage (500 CAD = 360 euros). 

 

 

Mais revenons à nos chiens de traîneau (…). Après avoir participé à leur attelage, nous voilà partis en équipage de 2 sur le même traîneau. Nathalie étant tranquillement (mais froidement) installée sur le traîneau pour la première partie de la promenade, pendant que je jouais à l’apprenti musher, avant que l’on inverse les rôles après une pause au milieu de la forêt.

Cette initiation était vraiment géniale. Sous le soleil (et heureusement, il faisait – 19, avec un ressenti de – 25 !!), les conditions idéales avec des chiens en pleine forme. Comme indiqué sur le site, et même s’il s’agit d’une initiation à la pratique, c’est assez physique quand même. Les chiens ne font pas tout, et il faut pousser le traîneau dans les montées, ce qui a l’énorme avantage de réchauffer.

Le chemin est bien balisé, on suit le traîneau guide. L’activité n’est pas hyper technique, mais il faut quand même rester attentifs, parce que le traîneau peut vite se retourner (nous avons partagé l’activité avec 4 français qui en ont fait la douloureuse expérience car l’un d’eux s’est blessé après que le traîneau lui soit retombé dessus lors d’une chute. Donc si les casques peuvent sembler superflus, c’est loin d’être le cas.

 

 

L’activité se termine en aidant à ramener les chiens au chenil pour la visite de celui-ci avec les bébés chien. Tout cela peut paraître un peu comme un piège à touriste, mais ça n’est pas du tout le cas. On sent une réelle passion et un vrai amour entre les musher et les chiens, et on apprend que chaque chien coûte plus de 1000 dollars par an en frais divers (véto, nourriture etc etc), donc on comprend vite que si c’est pour faire du fric, il vaut mieux choisir un business différent.

 

 

Comme on était au Mont-Tremblant, on a quand même visité un peu la ville. Il y a 3 sites différents : Mont-Tremblant centre (alias Saint Jovite), qui est une ville “classique”. Mont Tremblant Village, minuscule, agréable et super chicos, et enfin Mont-Tremblant, la station de ski. Il s’agit d’un vrai-faux village aux aires de Disneyland. Aussi sympa qu’étrange finalement. Pas désagréable, mais bien trop huppé pour nous.

Manger là bas revient au budget d’une semaine de restaurant partout ailleurs, c’en est ridicule. On a trouvé un restaurant proposant de la raclette à 50 dollars par personne !! Ajoutez à ça des forfaits de ski à presque 100 dollars la journée, et vous aurez compris que cet endroit n’était pas vraiment fait pour nous.

On peut adorer le Canada et rester objectif : quand on voit nos infrastructures, la qualité de la neige, et la taille de nos domaines (sans compter l’esprit haute montagne qu’on trouve dans pas mal de nos stations alpines), et surtout la super bouffe savoyarde, je ne vois vraiment pas l’intérêt d’aller skier là bas, hormis bien sûr si on vit à Montréal !

 

 

Heureusement, nous le savions et n’avions pas prévus cette activité, même si évidemment on aurait aimé pouvoir dire qu’on a skié au Canada.

Comme on était en manque de chiens, on est allés jusqu’à Val des Lacs pour voir l’autre site pour faire du chien de traîneau, celui dont j’ai parlé plus haut. Ca a été l’occasion de découvrir un autre coin autour de Mont-Tremblant. C’est là qu’on s’est rendus compte qu’on aurait pu choisir un logement moins proche de la ville, parce que ce coin là est vraiment super sympa. Bien sûr, il ne faut pas avoir besoin de sortir tous les soirs et rechercher l’animation. Mais nous on s’en fout, au plus on est tranquilles au mieux on se porte. Donc sachez le, lors de vos recherches, les biens autour du Lac Supérieur, Val des Lacs et Saint Donat de-Montcalm seront parfaits si vous aimez la nature et la tranquillité.

Le Centre Kanatha-Aki est bien perdu au milieu de nulle part. L’endroit est vraiment cool et propose de nombreuses activités. On peut y rencontrer des bisons (mais, même si ça doit être sympa de les voir sous la neige, ça le fait pas de trop pour nous, ils ne sont évidemment pas en totale liberté), faire du cheval, de la pêche sur glace, et bien entendu du chien de traîneau plus longuement qu’à Expedition Wolf.

 

 

La lumière sur ces beaux chevaux avec leur poil d’hiver était superbe, on en a profité pour faire quelques photos :

 

 

Nous arrivons à la fin du séjour. En résumé, je dirais que nous avons fait une excellente découverte en allant dans ce pays. Humainement d’abord, parce que même si on aime être seuls, on aime aussi rencontrer les gens du pays dans lequel on se trouve. Et ceux qu’on a vus nous l’ont bien rendu !! Et nous avons surtout pris un bon bol d’air frais et de nature. Nous aurons finalement fait assez peu de photos. Pas à cause du froid, mais parce que rien ne ressemble plus à un paysage enneigé qu’un paysage enneigé. Et même si la neige était largement au rendez-vous, les ambiances photographiques n’étaient pas forcément aussi évidentes que dans des destinations plus “classiques” pour la photo comme la Laponie ou la Norvège à la même saison. Il n’y a pas de paysages connus comme on en voit en Islande par exemple. Pas vraiment de spots photos. Et à moins que la neige ne tombe vraiment très fort, les arbres retiennent peu celle-ci.

 

 

Mais peu importe, le but premier de nos voyages n’est pas la photo, mais la découverte. D’autant plus que cette fois on s’est un peu concentré sur la vidéo (que vous pouvez voir ICI).

 

 

 

Montréal.

 

Notre avion pour le retour n’est prévu qu’à 18h, nous avons donc le temps de faire une courte découverte de Montréal. On entend souvent beaucoup de bien de cette ville, mais je ne suis pas certain que l’hiver soit la période idéale pour y séjourner. On s’en doutait, mais on ressent plus le froid dans la ville qu’en pleine nature. On est donc seulement allés dans le vieux Montréal. Difficile de donner un avis objectif alors qu’on y est restés que quelques minutes et qu’il n’y avait pas beaucoup d’activité (on est dimanche, en plein hiver…).

Heureusement, nous avions demandé à la propriétaire du premier logement où manger une poutine, le plat traditionnel du Quebec. Et on a pas regretté notre choix en allant à La Banquise. Nom particulièrement bien choisi puisqu’au moment d’entrer dans le restaurant, une tempête de neige s’abat sur la ville !

Le restaurant propose des poutines “améliorées” pour tous les goûts, dans un cadre convivial et jeune. L’adresse est très prisée (et pas que par les touristes, c’est bon signe). Même s’il y a un peu d’attente ça va assez vite. Pour ceux qui ne connaissent pas la poutine, prenez le plat le plus calorique auquel vous pensez, et rajoutez encore le double de calories: vous avez votre poutine : frites + fromage + sauce + tous les petits trucs en plus qui vont bien dans ce restaurant (pour nous c’était poulet et ananas en plus).

 

 

En très peu de temps la ville est recouverte d’une bonne couche de neige, nous faisant profiter d’une atmosphère bien plus charmante. On pense forcément à New York qui se prend la même tempête au même moment, et on se dit que c’est définitivement les meilleures conditions pour tomber amoureux d’une grande ville ! Mais également d’excellentes conditions pour la photo de rue. Nous n’avions plus assez de temps pour nous arrêter, donc c’est bien au chaud dans la voiture (quels photographes d’aventure !!) qu’on a essayé de faire quelques photos.

 

 

Et comme si on avait pas eu assez de confort pendant notre séjour, on se rend compte au moment de monter dans l’avion qu’on a été surclassés en business !! Après une telle expérience on peut dire qu’on aura beaucoup de mal à retourner à l’arrière, en cabine économique. Dommage que ça n’était pas le cas lors du San Francisco-Paris du mois d’août dernier, parce que ce retour depuis Montréal était vraiment trop court. C’est la première fois qu’on était content que l’avion ait du retard ! Je crois que tant qu’on n’a pas connu ça, on ne peut vraiment pas s’imaginer à quel point c’est confortable. Très honnêtement, on était ravis, mais presque mal à l’aise d’être aussi bien installés et chouchoutés quand tu vois comment tu es parqué à l’arrière de la cabine…(manger sur une nappe dans un avion, avec de vrais couverts, des verres, et tout l’espace dont tu peux rêver est presque ridicule). Mais bordel, que c’est bon !!

 

 

Lien You Tube vers la vidéo du voyage : At The Heart Of Winter

 

 

 

 

 

 

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