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Bali insolite

 

bali insolite enfant souriant

 

Ceux qui me suivent régulièrement (si si, il y en a, je le sais ! ) savent à quel point j’aime écrire et partager mes expériences. 

Je suis allé à Bali en avril 2017. Un voyage marquant sur une île magnifique. J’ai écrit un premier récit que vous pouvez lire dans son intégralité ici.

Mais entre temps, j’ai aussi réécrit certaines choses qui me sont venues à l’esprit plus tardivement. Que j’avais partagée sur ma page Facebook. En ayant pris un certain recul sur le voyage. C’était en janvier 2019 précisément. J’ai aujourd’hui décidé de les partager avec vous. Ces pensées sont toutes subjectives, vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi. Personne ne vous le demande d’ailleurs. Elles me sont venues alors que je m’attelais au traitement de toutes les photos qui figurent dans l’article. Je prends toujours un peu (voire beaucoup) de temps à travailler mes photos de voyage. D’une part parce que le tri et le post-traitement prennent du temps, et d’autre part parce que j’aime beaucoup revenir sur toutes ces photos afin de revivre un peu le voyage plusieurs mois (voire années) plus tard. 

J’ai donc intitulé cet article Bali insolite pour la forme du récit. Mais également parce que je ne me suis pas contenté d’aller à Paris pour lézarder sur les plages. Bien que j’y ai bu un certain nombre de bières évidemment. 

 

Bali insolite coucher soleil amed

 


Réflexion voyage et voeux de nouvelle année

Je suis sûr que ça arrive à tout le monde : c’est au moment de s’endormir que ton cerveau se décide à écrire un livre. Bon, dans mon cas ça n’est pas un remake d’Harry Potter (malheureusement), ni même un roman, mais je me mets à penser à plein de choses, et je « sors des phrases » cool. Je me dis que le lendemain je vais pouvoir les ressortir telles quelles, mais ça n’est évidemment jamais le cas. Mais je vais quand même tenter de partager un peu ce à quoi j’ai pensé cette nuit, sans avoir le courage de me lever pour les écrire. Malheureusement.

A partir de là, 2 choix s’offrent à toi : 
1. Tu regardes la photo pour ce qu’elle est (reste à définir ce qu’elle représente pour toi) et tu continues de scroller ton fil Facebook jusqu’à la prochaine vidéo de chat

 

 

2. Tu lis mes conneries et à la fin tu peux commenter, ou partager.

Je pourrais vous dire que cette photo a été prise au bout du monde, dans l’absolu c’est assez vrai. Du moins par rapport à chez nous.
En réalité, j’ai fait cette photo au cours d’un voyage à Bali. 

Chaque photo raconte une histoire. Courte ou longue. Celle-ci sera un peu plus longue que d’habitude. Quand j’ai commencé à partager mes photos de voyage sur Facebook, je racontai souvent des anecdotes de voyage. Cela intéressait les gens qui me suivaient et créait des interactions.

Puis, petit à petit, j’ai l’impression d’avoir perdu cette légitimité que j’avais. Je me suis senti un peu perdu face à tous ces bloggers « professionnels ». Quand j’ai commencé ces partages (en 2012), Instagram existait certainement déjà, mais il n’avait pas encore pris cette ampleur.

Depuis, je vois des gens qui partagent leur vie sur Insta. Le moindre déplacement devient le moyen de se donner de l’importance. En 2018 j’ai pas mal voyagé. Et alors que moi aussi j’aurais pu « envoyer du rêve » et donner l’impression que ma vie était absolument géniale pendant que vous vous faisiez chier au travail, j’ai choisi (pas de réflexion particulière là dessus, ça s’est fait naturellement), de ne plus vraiment partager sur les réseaux sociaux pendant le voyage. Mais plutôt après. Sous forme de récit photo sur mon site internet. Des récits permettant, comme je le fais aussi, de préparer son voyage en évitant certains pièges.

Je vois des gens partager 20 stories par jour alors qu’ils sont au bout du monde. Merde quoi !! Vous vous faites chier à ce point là quand vous voyagez ? Quel est l’intérêt exactement ? Montrer que votre vie est cool ? A qui ? Pourquoi ? Ca a fini par me saouler tout ça. Au point que je me sens con si je partage un truc sur fb ou insta pendant le voyage. Et même après parfois.

Partager mes photos de voyage était un réel plaisir avant. Les mots venaient facilement. Maintenant, je ne sais plus bien quoi dire. A qui est ce que je m’adresse exactement ? Mon frère ? Mes amis ? Mes collègues ? J’ai pensé à tout ça avec cette photo, « faite au bout du monde ». Comme le disent si bien ces bloggers pro avec leur compte Instagram complètement auto-centré sur cette photo de la fille du couple qu’on voit de dos tenant la main de son mec prenant la photo devant un superbe lieu caché par eux – du coup – Ben oui les gars, on s’en fout de vos gueules en fait !

Dites vous bien quand même que si vous en êtes là, c’est juste parce que vous êtes des panneaux publicitaires 3.0, que vous êtes pas trop mal foutus et que vous êtes jeunes. Aucune jalousie. Certains le font très bien, voire très très bien, et sont d’excellent conseils et font même de superbes photos (là pour le coup, je suis jaloux, j’avoue). Mais franchement, si c’est juste pour faire comme tout le monde, aucun intérêt. Je pense même que beaucoup se sont perdus en route en s’inventant une vie. Une vie virtuelle malheureusement. Et beaucoup vont vraiment se perdre totalement en pensant que c’est la vraie vie. Mais quand papa et maman ne seront plus là pour payer les voyages, vous allez bien vous ramasser quand vous allez devoir retourner bosser « pour du vrai ».

Alors je vais vous raconter l’histoire de cette photo. De cet homme qui prie. Tout simplement. Et que j’ai pris en photo.
J’ai donc pris cette photo lors d’un voyage à Bali. Une île hyper touristique et hyper accessible. Pour certains, ce sera le bout du monde. Pour d’autres, une destination bien trop branchée et touristique.

On voit les choses comme on en a envie, et surtout, en fonction de sa propre expérience et ses capacités.
La réalité, c’est que voyager est devenu ultra simple, et surtout, relativement accessible.

Il m’aura fallu faire environ 24 heures de voyage pour arriver à Ubud. Un vol long et confortable jusqu’à Singapour avec une escale de quelques heures et un arrêt au Burger King. Le con. Alors qu’il y’a plein de stands de bouffe chinoise dans l’aéroport, je choisis d’aller au Burger King. Mais j’avais envie de mal manger. Ce fut le cas d’ailleurs. 

Atterrissage à Denpasar vers 23h. De là, voiture avec chauffeur (waouw, le grand voyageur roots !!). Environ 30 balles pour presque deux heures de route jusqu’à Ubud. Soit le prix de 15 minutes de Uber à Paris. L’exotisme et le sourire en plus.

Hôtel à 60 balles la nuit. Un luxe là bas ! Ben, oui, passé 35 ans, parfois tu aimes avoir un certain confort. Surtout quand tu viens de voyager 24 heures sans vraiment dormir. Et je ne faisais pas un tour du monde, donc pas le même budget. Pour deux semaines, t’as au moins le droit de te faire un peu plaisir !

Evidemment, cette photo n’a pas été prise le lendemain. Parce qu’il y a quand même un putain de jet lag à gérer quand tu voyages vers l’est. Et quand tu aimes la photo, tu ne shootes pas à midi, en plein soleil. Du coup il a fallu attendre le deuxième jour.

Et là, ça peut devenir l’aventure. Si tu n’as jamais fait de scooter, que tu ne parles pas un mot d’anglais, et que tu ne sais pas bien te repérer sur une carte, ça peut vite devenir merdique.
Mais ça n’a pas été le cas. C’est même, presque 2 ans après, l’un des meilleur souvenir du voyage.

Tu te lèves. Tôt. Le petit déjeuner de l’hôtel n’est pas encore prêt. Alors tu prends ton petit scooter. Puis tu pars te promener dans la campagne balinaise avec des captures d’écran de google que tu as fait quand tu avais du wifi à l’hôtel (oui, parce qu’à l’époque tu ne connaissais pas encore Maps.Me)

Il fait frais, le soleil se lève tranquillement, la vie commence doucement à s’animer. Comprenez : vous croisez quelques poules et quelques travailleurs dans les champs. Et vous cherchez des panneaux qui pourraient vous aider à trouver le temple tant espéré.
Ben oui, sur la carte c’est simple. Tu suis la route menant aux rizières de Tegallalang (visitées vite fait la veille sans même prendre une seule photo) et, à un moment, il faut tourner à droite.

Voilà voilà.

Et là, pour être sûr, tu demandes à quelqu’un. Mais les temples là bas, c’est pas ce qui manque. Et j’imagine que Pura en balinais, ça veut dire temple. Donc quand tu vois un panneau sur lequel est noté Pura, tu te dis que c’est bon, tu suis le bon chemin.
Sauf que le « Pura » sur lequel je suis tombé, c’était pas celui que je cherchai.

Qu’à cela ne tienne (les instagramers n’utilisent jamais ce terme. Trop de mots), je remonte sur le scooter et réfléchit à où je me suis planté.
Puis finalement, tu te dis que t’es vraiment débile, c’était pourtant simple. Il fallait tourner à droite. Sur la carte…

Bref, me voilà arrivé à Pura Tirta Empul.

L’important était d’y arriver avant les bus de touristes. Parce que oui, si vous allez à Bali et que vous voyagez en bus, vous aurez l’impression que l’île s’est perdue dans le tourisme de masse.
Mais moi, j’ai partagé un moment en compagnie des vrais balinais. Ceux qui vont dans ce temple parce que c’est un haut lieu du bouddhisme. C’est quand même ça qu’il faut retenir. Ca n’est pas Disney. On y va pas pour voir des gens se baigner dans une fontaine et prier. On y va pour partager un moment de vie.

Bon, mais alors pourquoi j’ai fait des photos ? Pour me la jouer sur les réseaux sociaux après ? Pour faire du like avec une belle image d’un gars en train de prier en écrivant : « Peace, Serenity and Love » en légende de la photo ?

A vrai dire, il n’y a pas de réponse à « pourquoi fait on des photos ? ». Enfin si, il y en a une, au moins : pour le plaisir.

La photo se doit d’être avant tout une passion égoïste. Mais pas dans le mauvais sens du terme. Egoïste dans le sens : faire d’abord les choses pour soi et se faire plaisir. Pour les partager ensuite. Ou pas.

On peut avoir une passion égoïste qui respecte quand même les autres. Je pense. En tout cas, j’essaye de faire en sorte que ce soit le cas. C’est vrai que cette image est finalement assez intime. Le gars est en train de prier, et je le prends en photo.

Mais avant ça (ou après je ne m’en souviens plus), j’ai discuté avec lui. En réalité, c’est lui qui est venu vers moi. Pour partager. Il voulait que je l’accompagne dans les bains sacrés. J’ai refusé. Pas catégoriquement, mais parce que j’avais vu tant d’images de touristes se baignant dans ces lieux sacrés, sans vraiment comprendre ce que ça représente, que je n’avais pas envie de participer à ça. Et même si je respecte cette religion (c’est d’ailleurs la seule que j’essaye de comprendre), je suis athée ultra pratiquant, du coup, je me voyais mal rentrer dans une eau sacrée, en me pelant les miches, en joignant les mains et en faisant semblant de prier sans savoir quoi dire, ni à qui.

Une erreur peut être. En tout cas, il a très bien compris mon refus. La politesse asiatique peut-être ? Je ne le saurais jamais vraiment. Mais c’est comme ça. 

Un peu plus loin il y avait un groupe de jeunes balinais. Modèle beaux gosses. Etre pris en photo les amusait beaucoup. C’est ça que j’ai adoré là bas. Ce respect des traditions et de la religion (Bali est la seule île bouddhiste du plus grand pays musulman du monde !), et cette modernité et ouverture apparente chez les jeunes. Et là où tu peux parfois à peine jeter un oeil dans une mosquée, à Bali, les gens partagent leur religion de façon simple. L’important étant de respecter les choix de chacun. Ce que les balinais font très bien. Et moi aussi. Je pense.

Après ça, je suis rentré à l’hôtel, et j’ai pris le petit-déjeuner. Et en Asie, quand t’es touriste, le petit déjeuner est le meilleur repas du monde !

Voilà. Comme d’habitude, je pourrais encore écrire des lignes et des lignes sur ce passionnant sujet qu’est le voyage. Mais c’est déjà pas mal. J’en garde un peu pour les photos suivantes et j’en profite donc pour souhaiter une excellente année photographique (et tout le reste bien sûr, mais c’est pas vraiment mon truc les voeux) à tout le monde. Je vous remercie également pour vos commentaires et like. N’hésitez pas à partager si vous vous retrouvez dans ce récit.

Et surtout n’oubliez pas : faites les choses pour vous en premier lieu. Continuez de partager, sinon les réseaux sociaux n’auraient plus d’utilité, mais essayez de ne pas vous perdre en route, et surtout, ne faites pas les choses pour faire le buzz. Ca ne rend service à personne, et encore moins aux endroits que vous visitez.

 


Bali insolite

Après les voeux pour cette nouvelle année et quelques réflexions personnelles sur le voyage, voici une sélection de photos prises à Ubud lors de mon voyage à Bali en avril 2017.

J’écris donc tout ça 1 an et demi après le voyage. A froid donc. Voire très froid. Je ne vais pas tout « dévoiler » en une fois. D’une part pour vous « laisser le temps d’apprécier » – ou non – ces images, et d’autre part, pour être sûr de faire le plus de like possible (n’oubliez pas que ces écrits étaient initialement destinés à Facebook)

Comme je l’ai raconté il y a quelques jours, la première visite que j’ai fait était celle du temple Pura Tirta Empul, situé à quelques kilomètres de Ubud.

Je me souviens qu’en préparant le voyage, j’avais lu beaucoup de choses négatives sur Ubud. Une ville devenue, selon certains, trop touristique. Ca n’est pas faux. Mais pas tout à fait vrai non plus.

Tout dépend de ce qu’on appelle touristique. Alors certes, la ville semble s’être considérablement développée depuis plusieurs années. Elle est vouée au tourisme, c’est assez vrai. On y trouve une sélection d’hôtels impressionnante, pour tous les goûts et les budgets. Mais elle a su, selon moi, garder un certain charme. Voire un charme certain. On a pas non plus la sensation d’être au bord d’une plage de Djerba (bien que je n’y sois jamais allé), ou en République Dominicaine, alignant des hôtels dédiés au tourisme de masse, sans charme, et sur des kilomètres.

La plupart des hôtels que j’ai vu étaient parfaitement bien intégrés à leur environnement. Ce qui n’empêche probablement pas les problèmes de traitement des eaux et de pollution qu’on trouve partout dans le monde, mais là n’est pas le sujet. (Pour l’instant). Et puis, j’y étais en avril, en dehors des vacances scolaires et de la haute saison. Ceci explique peut-être aussi pourquoi l’endroit restait vraiment agréable à visiter.

Et enfin, tout dépend, encore une fois, de la façon dont on voyage et dont on veut bien voir les choses. Moi, tant qu’on ne me harcèle pas, qu’on ne m’agresse pas, et que je peux me balader tranquillement à n’importe quelle heure en me sentant en sécurité, c’est que l’endroit a su conserver une certaine authenticité. C’est comme ça que je vois les choses en tout cas.

Alors voilà ces images de ma visite à Pura Tirta Empul. Tôt le matin. Nous étions quelques visiteurs occidentaux seulement. Je crois que c’est le seul moyen d’apprécier pleinement l’endroit et de comprendre son importance et son rôle dans la culture balinaise. Je ne vais pas en rajouter sur le tourisme de masse et le voyage en bus. Après tout, chacun fait comme il l’entend et comme il peut.

Mais le mot « masse » m’a toujours rebuté. J’ai du mal à apprécier un endroit voué au calme et au culte en étant entouré de centaines de personnes bruyantes au téléphone portable dégainé à l’affut d’une image… “exotique ” ! Ca peut sembler contradictoire que j’écrive ça alors que je partage des photos de ces scènes “exotiques”, j’en conviens.

Mais faire des photos fait parti de la façon dont j’apprécie et dont j’observe les choses. Je le fais par pur plaisir, afin d’ajouter ces images à ma collection personnelle de ce que j’ai eu la chance de découvrir de par le Monde. Une collection que je partage. Mais dont la majorité restera finalement sur un disque dur. On a évidemment pas toujours l’occasion de se rendre tôt dans les endroits qu’on veut visiter. Malheureusement. Ca aura été le cas plus tard, dans la journée et le séjour. Mais je reste persuadé que ça explique en partie la réussite d’une visite. 

 

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Me voilà maintenant sorti du temple Pura Tirta Empul pour retrouver Ubud. Ou plutôt les environs immédiats de Ubud. Je n’ai fait quasiment aucune photo dans la ville, à part au marché.
Même si je fais des photos « pour le souvenir », je ne fais quasiment plus de « photo souvenir », c’est à dire des images de contexte. Du coup, vous ne verrez pas du tout à quoi ressemble Ubud.

Mais cette ville a ceci de fabuleux : à quelques centaines de mètres de l’agitation de la grande rue (et tous ceux qui ont loué un scooter en ont « fait les frais », on trouve des rizières, et la jungle. C’est assez étonnant, et c’est probablement ce qui a contribué au succès de cette ville.

Ce qui est assez génial là bas, c’est qu’il n’y a vraiment pas grand monde. Tu te sens complètement éloigné de tout alors qu’en 2 minutes de scooter tu es de nouveau en ville.

Voici donc quelques images de ces environs de Ubud. J’aurais passé pas mal de temps là bas, notamment dans un resto à tendance écolo et bio avec une superbe vue, dans lequel je me sentai vraiment bien.
Très peu de photos finalement, par rapport à mes habitudes. Parce qu’il faisait bon s’y promener simplement, et que sortis des rizières, ça manque un poil de « vie » traditionnelle. Mais c’est aussi ça le voyage. Il n’y a pas que la photo dans la vie !

 

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Bali insolite – Jatiluwih

Me voilà donc en route pour les rizières de Jatiluwih, classées au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

La route était intéressante. Jolie. Comme à peu près partout à Bali. On passait par des petites villes pas du tout touristiques bouillonnantes de vie.

 

 

A Jatiluwih, changement d’ambiance radical ! Niveau météo déjà, puisque nous étions un peu plus en altitude et entouré par les montagnes. Du coup, très humide. Les rizières ne seraient pas aussi belles et vertes sans un peu (beaucoup) de pluie.

Alors, je ne suis pas forcément fan de pluie, mais en général, elle est également associée à de belles ambiances lumineuses, plus dark, que j’apprécie beaucoup pour la photographie.

 

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Je suis d’abord allé déposer mes affaires dans la Guesthouse que j’avais réservé. Un endroit totalement reculé, voire même totalement perdu. Impossible d’y accéder sans véhicule, et même si on a son propre scooter c’est franchement galère pour y aller. Pas de GPS et aucune indication. Je me demandai vraiment où j’allais atterrir.

La Gh était tenue par un couple de hippie d’une soixantaine d’années. Le gars était vraiment cool, mais assez space quand même. Il avait tout vu, tout fait. Il était, selon lui, à l’origine de la première école de surf de l’île. Carrément !
Vu qu’il était encore assez tôt pour commencer à découvrir le site, j’ai demandé si je pouvais emprunter son scooter. Il aurait préféré que je reste avec lui pour l’écouter parler, mais j’avais vraiment envie de profiter.

Le scooter c’est super pratique, mais quand il fait humide sur les routes/chemin à Bali, c’est vite casse gueule. Un accident est quand même vite arrivé. Sachez-le si vous avez envie de tenter l’aventure.

Le site est vraiment beau. Voire grandiose. Il y a beaucoup de belles rizières à travers le Monde. Celles-ci font assurément partie des plus belles je pense.

Ce qui est cool c’est qu’il y a quelques hôtels et restos, mais ça reste limité. Je pensai qu’il y aurait beaucoup de monde, mais au final, en fin de journée, je me sentais vraiment très seul.

Pour visiter, c’est assez simple, il y a plusieurs chemins possibles, plus ou moins bien définis. Le problème, c’est que si tu veux t’enfoncer un peu dans les rizières, tu t’enfonces vraiment, au sens propre du terme ! La pluie rend certains chemins difficilement praticables.

Je ne suis pas allé bien loin car la nuit tombe vite, mais vous verrez sur les photos du lendemain que l’ambiance était très différente, et qu’avec des nuages et un peu de pluie c’est bien plus joli, en tout cas photogénique, que sous le soleil et le ciel bleu.

Je suis donc rentré à la Gh. Un endroit ultra peacefull dans lequel j’ai fait la connaissance d’un couple balino-anglais (ça se dit ?). Heureusement qu’ils étaient là, sinon j’aurais du manger avec le proprio, qui est sympa, mais vraiment trop space pour moi. Disons que si tu ne fumes pas d’herbe pour te mettre à son niveau, tu dois trouver le temps long. 

Mais du coup, j’ai passé une super soirée. Les rencontres de voyage sont souvent intéressantes et créent des liens bien cool.

Après une nuit reposante aux sons de la jungle entourant la maison, j’ai pris le chemin du retour vers Ubud en m’arrêtant encore pour me balader dans les rizières.

 

 

Gros ciel bleu, chaleur étouffante, mieux vaut prévoir beaucoup d’eau !
On pourrait facilement passer la journée à déambuler dans les environs. Quoique le paysage soit finalement assez « monotone », aussi magnifique soit-il. Rien ne ressemble plus à une rizière qu’une rizière…

En tout cas, je conseille vivement à qui veut découvrir un Bali insolite d’aller à Jatiluwih. En voiture avec chauffeur ou en scooter pour les plus intrépides. Ca se fait bien. Il doit y avoir des transports en commun, mais aucun bus direct à priori.

 


Bali insolite – Ubud 

Me voilà revenu à Ubud.

Pourquoi n’avoir passé qu’une nuit à Jatiluwih ? Parce que les rizières c’est bien, en abuser ça craint.

Après cette réplique de vieux, en réalité, quand le temps est limité lors d’un voyage, et ça c’est valable pour tout le monde – même les bloggers pro – on veut en voir le plus possible. Ou en tout cas essayer d’en voir le plus possible.

Et aussi : j’ai vraiment aimé Ubud. Si tu voyages en solo, la ville doit être cool parce qu’il y a pas mal de bagpackers. Si tu voyages en couple, la ville est cool parce qu’il y a vraiment de beaux hôtels pas cher et des supers restos.

Et enfin, il y avait une fête à laquelle je pensai pouvoir assister à Ubud.

 

 

Mais lorsque je suis rentré de Jatiluwih, en début d’après-midi, les festivités étaient malheureusement quasiment terminées. J’étais quand même un peu deg.

Le truc cool à Bali, par rapport à d’autres pays, c’est que tu peux assez facilement visiter l’île en restant à peu près au même endroit pendant tout le séjour, en l’occurence Ubud, dont la position est plutôt centrale.

En général, tu fais un circuit, une boucle, afin de ne pas perdre trop de temps dans les transports. Du coup, il n’est pas forcément évident de revenir à un endroit que tu as apprécié au cours de ton voyage.

Du coup, il y a eu 3 petits séjours différents à Ubud, dans 3 hôtels différents. Cette fois j’ai choisi une adresse assez centrale : Ketut’s Place.

Pour ceux qui ont vu le film – ou plutôt lu le livre « Eat, Pray, Love « – il y a un personnage qui s’appelle Ketut. Alors quand je passai devant cette Gh, je me disai que ça devait être l’hôtel du livre. Mais en fait, beaucoup de balinais s’appellent Ketut….

En tout cas, l’endroit était super cool. Pas totalement une Gh, pas totalement un hôtel non plus. Des chambres luxueuses, d’autres beaucoup moins. J’ai choisi celles qui l’étaient moins, pour une question de budget, mais aussi parce que je les trouvaient plus sympa, car situées en hauteur. Je me sentait vraiment bien dans cette Gh. Quand j’y entrai, il y avait le petit temple de la famille qui vit sur place. Un vrai truc, pas un truc construit pour les touristes. On avait vraiment l’impression d’entrer dans un autre monde quand on passait les portes. Je recommande chaudement cette adresse.

Si ce n’étaient ces putains de coqs et de chiens qui gueulent à partir de 4h du mat’ !!

Il y en a que ça ne dérange pas. Moi non plus dans l’absolu. De toute façon, pas vraiment le choix. Mais putain, que c’est con comme bestiole quoi ! Le chien aboie, du coup le coq se réveille, alors que le soleil n’est pas encore levé. Du coup il gueule. Du coup tous les chiens se mettent à gueuler. Puis tous les autres coqs qui pensent que ça y est, c’est le jour. Alors qu’il fait encore nuit. Et là, d’un coup, t’as plus du tout envie de devenir vegan, t’as juste envie de bouffer du poulet.

Ce petit séjour de deux nuits était donc rythmé par le chant des coqs, la visite de temples et aller manger et se promener dans les rizières. Des vraies vacances quoi.

 

bali insolite paysage autour de ubud bali insolite chien balinais

 

Du coup, assez peu de photos. Et là je sais que tous les photographes se retrouveront dans ce que je vais écrire :

Quand on part loin de chez soi, on a envie de sortir des images qui tuent. Mais ça, ça ne dépend pas que de nous. Ca dépend de la météo, du temps dont on dispose, de l’endroit où l’on se trouve etc etc. Et si pendant ces deux jours j’ai fait assez peu de photos, c’est parce qu’il ne faut pas se forcer à faire des photos. Si y’a pas de sujet, bah y’a de sujet !

 

 

Au début du séjour, je suis allé à Pura Tirta Empul, c’est là bas que j’ai fait mes photos préférées du séjour. Pour les raisons que j’ai déjà expliqué. Alors quand je suis allé dans un autre tempe et que je n’en ai sorti aucune photo vraiment intéressante, tu te demandes si t’es pas nul. Puis tu te dis que la lumière était pourrie, qu’il n’y avait pas grand chose à photographier, et du coup tu te rassures. Mais c’est un peu frustrant quand même.

Donc voilà. 2 jours tranquilou à Ubud.

 

 


Bali insolite – Amed 

 

Après avoir bien arpenté l’intérieur de l’île, j’avais envie de voir un peu l’horizon et prendre l’air. J’ai donc loué un super scooter pour parcourir les 70km séparant Ubud de Amed, sur la côte Est de Bali.

Prenez vraiment un bon scooter si vous avez beaucoup de route à faire. Je ne me souviens plus des prix exacts, mais je dirais que si vous avez le choix entre le scoop à 5 balles, et celui à 10 balles, prenez le plus cher. Parce qu’à Bali ça grimpe pas mal parfois. Alors si avez l’intention de faire quelques km, c’est quand même sympa d’avoir un truc sur lequel vous pouvez compter.

On avait vraiment l’air de clodos quand on est partis ! On a laissé nos gros sac à la Gh en mettant nos maillots de bain et des affaires de rechange dans un sac plastique qu’on a rangés dans l’espace réservé aux casques sous le siège.

70 km à scooter c’est quand même assez long. Du coup on a coupé le trajet en deux en passant par Sidemen. Un autre bel endroit de Bali avec de belles rizières et de belles promenades à faire dans la campagne.

J’avais pris une carte SIM avec de la data pour pouvoir me guider avec le gps du téléphone. Mais malgré ça j’ai quand même réussi à me perdre ! Je sais vraiment pas comment j’ai fais, mais au final tu n’es jamais vraiment perdu là bas. Et en plus, ça m’a permis de tomber sur une école devant laquelle il y avait des enfants qui venaient de sortir de classe. Et là, comme partout en Asie, quand un touriste se pointe devant une école avec son appareil photo, ça ne passe pas inaperçu !

 

 

En postant une photo sur Instagram, quelqu’un m’a posé la question de savoir pourquoi on voyait tout le temps des photos d’enfants asiatiques ou africains, mais jamais européens.
Ce à quoi j’ai répondu qu’en Europe on a tendance à voir le mal partout (va prendre des photos d’enfants à la sortie d’école en France…). Mais c’est surtout qu’en Asie ou en Afrique, la vie est tournée sur l’extérieur. Tout le monde est toujours dehors. Ce qui facilite grandement les échanges.

En outre, les enfants adorent être pris en photo. Peut-être ne sont ils pas blasés comme chez nous où ils ont tous un téléphone à 5 ans et peuvent donc se faire des selfie à longueur de journée (j’exagère un peu exprès .

Là bas, c’est un jeu d’être pris en photo. Il faut voir leur expression quand ils se découvrent sur l’écran du boitier. C’est vraiment super fun comme moment.
Et puis, avouez aussi qu’ils sont trop mignon dans leurs petits uniformes ! A la question « faut il rétablir l’uniforme en France ? », rien que pour le fait que ça fasse classe sur les photos, je réponds toujours oui. Je m’en fous, moi j’y suis plus. A l’école.

Après cette sympathique parenthèse, j’ai donc fait demi-tour pour essayer de retrouver la bonne route. Même après 2 ans et en regardant sur Google Map, je ne comprends toujours pas où je me suis planté. Mais ce que je sais, c’est que j’ai fais un drôle de trajet pour retrouver Sidemen. J’étais bien content d’avoir un bon scooter parce que la route à travers la forêt ressemblait plus à une piste pour moto cross qu’une vraie route. C’est là que t’es content d’avoir un truc de loc, parce que si c’était ton propre scoot, tu chercherais la vraie route !

Sidemen, c’est vraiment le coin ultra tranquille, avec juste ce qu’il faut d’infrastructures touristiques (quelques petits restos et hôtels) pour te sentir bien. Loin de tout.
D’ailleurs, je ne sais pas où étaient les touristes, mais on peut vraiment dire qu’on était peinards !!

 

 

Mais on y reviendra.

On ne voulait pas arriver trop tard à Amed, donc on a vite repris la route après un super repas avec vue sur les rizières.

Pourquoi avoir choisis Amed ? Je ne me souviens plus vraiment. Je pense qu’on avait du voir quelques images, et ça avait vraiment l’air sympa. On ne voulait surtout pas se retrouver avec tous les australiens (même si on a absolument rien contre les australiens évidemment) qui squattent le sud de l’île. Pas trop notre délire à vrai dire.

On adore les belles plages, mais quand il n’y a personne et que c’est calme. On avait eu une grosse déception au Sri Lanka en arrivant à Mirissa. Sur les photos, tu vois une magnifique plage (c’est vrai qu’elle est belle cela dit), mais c’était blindé de touristes et les hôtels de bord de plage avec la musique à fond, je déteste. Du coup, Amed semblait être à l’opposé de ça.
J’ai trouvé ça super cool de traverser les montagnes pour y accéder. Et c’est aussi pour ça que je disais qu’il valait mieux avoir un scooter assez puissant. Parce que ça grimpe quand même un peu.
Là aussi, les paysages sont magnifiques. On passe des rizières (les environs de Sidemen sont sublimes) à la jungle, c’est vraiment super classe.

Il y a des endroits dans lesquels tu sais exactement à quoi ça va ressembler. Et d’autres non. Amed n’est connue que si tu envisages de voyager à Bali. Et encore. Il ne s’agit pas vraiment d’une ville. Quand tu arrives au bout de la route qui mène à Amed, tu ne peux aller qu’à droite et continuer sur cette petite route, bordée d’hôtels, de quelques resto et échoppes. C’est ce que j’ai aimé, je pense, là bas. On est assez loin d’une station balnéaire paradisiaque, mais ça peut quand même s’apparenter au paradis pour certaines personnes.

Avec du recul, je dirais que j’ai adoré. Pour ce côté encore préservé et roots.

On avait repérés quelques adresses sur Booking, sans réserver afin d’éviter les mauvaises surprises. Et on avait bien fait, parce qu’en hôtellerie, il y a souvent une légère différence entre les photos et la réalité !

Du coup, on est vite partis voir ailleurs. Et c’est souvent là que la magie du voyage improvisé opère. Tu tombes sur une adresse de charme par hasard et là c’est le bonheur !

Ca s’appelle « Stairway to Heaven ». En tant que fan invétéré de Led Zeppelin, je ne pouvais aller ailleurs !
Un tout petit « complexe » tout neuf de 5 ou 6 bungalows les pieds dans l’eau sur l’une des plus belle plage (la plus belle?) de Amed. Tranquilité assurée.

Ah oui, à Amed il ne faut quand même pas s’attendre à des plages de rêve comme aux Seychelles. Certaines d’entre elles ne sont pas super propres. Ca c’est devenu un problème mondial, et encore plus à Bali. Mais quand on y était, la plage de l’hôtel était ultra clean puisque très bien entretenue par l’hôtel. Le tourisme présente pas mal d’inconvénients, mais parfois, il permet quand même aussi de garder propres certains endroits dévastés par la pollution plastique.

Après avoir passé pas mal de temps sur le scooter, je n’avais qu’une envie : me baigner !

Quel bonheur de plonger dans une eau à 30 degrés sans personne autour de toi. L’hôtel venant d’ouvrir, il n’y avait personne ! Pour 30€ la nuit, tu peux difficilement te sentir plus privilégié !

On a passé la fin de soirée à boire des bières sur le balcon de la chambre en regardant les pêcheurs rentrer sur fond de coucher de soleil. Puis dîner au resto de l’hôtel au son des vagues. Non vraiment, les vacances c’est dur.


C’est tellement génial l’Asie pour ça ! Manger super bien pour que dalle, c’est ça la vie !

 


 

Voilà pour ce Bali insolite. Il y avait encore pas mal de choses à raconter, mais je n’étais plus inspiré au fil du récit. Un peu l’impression de me répéter…

Si vous voulez en lire un peu plus sur la fin du séjour, je vous invite à cliquer ici.

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